lundi 16 mai 2005

Baisers croisés

Il est tellement heureux de me voir que je me demande encore ce qui s’est passé. Pourquoi, comment ? Je ne me souviens plus du moment où on a laissé tomber le petit je ne sais quoi qui a tendu le fil pour qu’on se rejoigne un peu, juste un peu, moi de l’hémisphère nord et lui du sud. Funambules.

Regard de sourires juchés au septième ciel. C’est la semaine dernière qu’il s’est empressé de m’embrasser. Deux fois. Huit fois depuis. Il y a deux mois, c’est là qu’il est venu tout gêné me dire qu’il me trouvait belle. C’est là que j’ai rougi. Aussi.

Je le croise depuis trois ans. De temps à autre en d’autres temps. Corps d’athlète courant sur sa vingtaine. C’est même le plus beau garçon que j’ai vu je crois – sérieusement, Jeff a toujours la cote… mais il a 33 ans, pas 22 ! Bon. Je viens de m’éviter un téléphone de questions existentielles je crois. C’est beau Jeff, je peux continuer ? Alors… J’ai pu remarquer en effet le corps musclé du jeune homme quand je n’ai eu d’autre choix que de le toucher – faut bien être polie quand même ! - quand il m’embrassait.

Mon grand-père me disait toujours que je pouvais deviner les gens à travers leurs baisers. J’aurais dû l’écouter car ça m’aurait évité des pertes de temps incroyables ! Tout ça pour vous dire que ses deux mains – malheureusement il n’en a que deux mais il paraît que tous les humains sont comme ça !!! - sur ma taille ou sur mes épaules et ses lèvres franches sur mes joues – je suis certaine que vous pensiez plus, avouez ! – me font deviner un gars vrai.

Jeudi je n’étais pas dans mon assiette. Période de tests laissant entrevoir encore des changements. Je devrais y être habituée. Mais non. Chaque fois ça me met dans un certain état, un peu de panique, qui dure dix jours ou jusqu’à ce que mon médecin me téléphone. Et là je sais de quoi aura l’air la conversation car je suis trop fragile pour que les résultats soient ok. Trois jours sans travailler c'est la preuve de danger imminent pour une fille à tendance «workaolic». Mais enfin.

J’ai fait un tas de choses jeudi pour garder mon cerveau trop occupé pour penser. Et il y a eu le café au lait en après-midi dans ce petit endroit que j’adore. Quand je suis entrée, je croyais qu’il apercevait un ange. Sourire, clin d’œil et vrais bisous.

Ce n’était pourtant que moi… et je n’ai rien d’un ange. Lui, si.

5 Comments:

Anonymous Jeff said...

Ma Bellissima!!!!!!!

2:37 p.m.  
Blogger MARGUERITE ROSE said...

Je savais que tu aurais aimé ! Merci pour les mots laissés sur ma bv. Et comme dit la chanson... une chance que j't'ai !!! Amitié toujours xox

4:10 p.m.  
Blogger Chantal'enflammée said...

Que c'est bien écrit!

6:53 a.m.  
Anonymous Sophie said...

Y a-t-il des choses que je devrais savoir moi là?? Un p'tit jeune, Jeff qui utilise le possessif, c'est louche! ;-)

10:36 a.m.  
Blogger MARGUERITE ROSE said...

Chantal : Je suis ici pourtant par simple plaisir... mais c'est génial que ça te plaise !! Merci.

Sophie : Et bien non ma belle, tu sais tout... ou presque ! ;-) Sans farce, p'tit jeune bien gentil mais bien gentil, et Jeff me majuscule le possessif comme d'habitude ! xox

1:55 p.m.  

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